Les indiens du sud avec les indiens du sud, ceux du nord est avec ceux du nord est, les indiennes de la hindou belt avec celles de la hindou belt, les etrangers avec d’autres etrangers.
Pourquoi est-ce que l’on se rapproche de ceux qui viennent du meme endroit que soit? Pourquoi va-t-on generalement vers ce que l’on connait plutot que ceux que l’on ne connait pas?
Alors certes ils y a ceux qui fuient ce qu’ils connaissent. Ils le fuient parce qu’il l’on trop vu ou parcequ’il n’aime pas voir, chez ceux qui leur ressemble, leur propre image. Mais ceux la sont peu nombreux au final. En general les groupes d’amis se creent autour d’une meme identite.
Pourtant ce n’est pas du racisme. Il n’y a pas de discrimination la derriere. Il n’y a pas (ou ne devrait pas y avoir) de jugement du genre “Lui ne peut etre mon ami parce qu’il vient de cet endroit et pas du mien”. Quoi que en Inde, meme dans les campus, meme dans les endroits supposes avances sur leur temps, on peut sentir ce type de reaction.
Mais la encore, je ne pense pas que ce soit cela qui explique, la plupart du temps, pourquoi les gens de la meme origine sortent avec ceux qui partagent les memes racines. En realite c’est surtout une question de paresse. On reste avec ceux et celles que l’on connait deja parce qu’il est bien plus simple de communiquer avec eux. On a les memes clefs de comprehension, les memes reperes. On sait plus ou moins combien de ce qu’on dit va etre entendu, comment ce sera compris. Et deja que c’est si difficile, de se faire comprendre (se faire comprendre vraiment) dans sa propre culture! Alors aller se frotter a des codes totalement differents, des reactions inconnues et difficilement previsibles, c’est courir a l’echec- ou ca demande un effort intense, une energie particuliere que l’on n’est pas pret, constament, a donner.
Ah, si elle n’existait pas cette paresse! On la considere pourtant souvent comme l’un de ces petits bonheurs de la vie. C’est vrai qu’on va la chercher, pour ensuite la dorloter, la cajoler. C’est un bonheur oui, mais c’est un bonheur bien solitaire.