Le printemps a Delhi n’a dure qu’une dizaine de jours. Une grosse semaine seulement, pour passer de l’hiver a l’ete, pour plonger d’un timide dix degres a un bon trente-sept.
Aujourd’hui pourtant, malgre la sentence du thermometre, il ne fait pas si chaud. Plutot, je dirais qu’il fait lourd. Tout prend du poids lorsque la temperature grimpe: l’air est est pateux, le sol vous retient, les habits s’accrochent a votre peau.
C’est le debut de cette vertigineuse ascension des temperatures. On ira toucher les cinquante degres en juin. Vous imaginez? Moi j’ai du mal. Alors oui, il fera lourd et chaud, et plus personne n’osera sortir. Mais on n’y est pas encore, et sur le campus ces temps ci, tout le monde profite des beaux jours. La transition du froid au chaud s’est accompagnee de la reapparition des couleurs.
Le monde a repris gout pour les rouges, les rouge violet, les rouge rosés. Ce patchwork qui pend aux arbustes bordant les alles du campus donne a l’air ambiant bien lourd une certaine legerete. Ici des petales bleus couvrent le sol, la bas c’est comme des petits ponpons blancs qui fleurissent gaiement.
Les couleurs donc sont revenues avec la chaleur. Et le couple estival a reussit a seduire les humeurs. D’ailleurs pour celebrer ce que l’ete offre a nos yeux, les indiens font la fête. Samedi, c’est Holi, la fete des couleurs.