On l’attend depuis longtemps. Petit à petit il est devenu une certitude, une nécessité. Alors on l’a apprivoisé, on en a beaucoup parlé, on se l’est imaginé, on l’a façonné. On lui a préparé des belles choses, on lui a fait des promesses. On l’a chouchouté. Mais quelques heures avant son arrivée, il reprend toujours le dessus. On croyait l’avoir dans la poche, il arrive toujours par derrière et il est en avance. Lorsqu’il frappe, tout n’est pas préparé, tout n’est pas fini. Il arrive avec un chronomètre. Vite, il nous dit. C’est qu’il a fait un long voyage lui aussi. Il est excité: il ne veut plus attendre avant de se mettre à table. Alors on se presse. On boucle son sac en vitesse. C’est déjà minuit. Et il reste tant de choses à faire, d’aurevoirs à dire. Bon vieux départ.
Avec moi ça sera toujours le même, un hôte indomptabe et à double face. On croit l’inviter finalement c’est toujours lui qui finit par nous recevoir. Et il nous dit qu’il faut y aller.
Alors j’y vais. Un dernier tour de la maison. Un coup d’oeil dans chaque pièce. Je m’imagine ce que j’y verrais dans un an, des images comme ça ça se garde comme des photos. Je les ressortirais du tiroir un peu plus tard. Comme des photos elles auront pris un coup de vieux.
Et puis le tour se termine, direction l’oreiller. Cette nuit le départ est de garde. Il ne fermera pas un oeil, il attend les premiers rayons du soleil. Ensuite, il faudra le suivre. On peut lui faire confiance, il sait ce qu’il a à faire; il sait où il m’enmène. Moi je n’en n’ai qu’une vague idée. Ce soir c’est encore l’inconnu qui m’attend.
Merci départ.
J’ai lu ce blog à l’envers (pas grave hein) , me voilà donc au premier post.
Tes articles sont magnifiques.
Je pars en Inde à la fin de l’année, juste un mois ou deux, c’est un tour (d’une partie) du monde. Je ne pense donc pas le vivre aussi intensément que toi, mais j’espère pouvoir m’imprégner comme ça.
Bonne fin de séjour.
Par Julie le juin 28, 2008
à 11:13